Présentation du village
Cerdon
est
situé à 4 km de Poncin. La commune à une superficie de 1190 ha, dont 57
hectares de vignes. Le point le plus bas est à 290 m, en aval de
Pont-de-Préau, le plus haut, vers le sommet de la Chaîne de l’Avocat à
1017m.
Graphies
anciennes : Cerdun, de Cerdone, 1150 ; Cerdon 1212.
Le
nom de Cerdon viendrait selon E. Nêgre, du nom propre CERDONIUS.
D’autres comme G. Taverdet, penchent pour un nom celtique avec suffixe
– DUNUM, « montagne ». Les habitants sont appelés Cerdonnais.
Population
: 1 490 habitants en 1806, 1817 habitants en 1846 ; depuis cette date,
la population n’a cessé de diminuer (1 352 en 1901) jusqu’à descendre à
653 en 1954, pour arriver après quelques variations à 674 en 1991, 672
en 1999 et en 2005.
Cerdon
à un hameau, Préau, situé à 2,5
km, traversé par le ruisseau la Moréna ou Morana, et placé à l’entrée
d’une cluse pittoresque où se groupent ses petites maisons anciennes,
près de ce qui fut une très ancienne fabrique de papier.
La
commune de Cerdon offre un relief tout à fait caractéristique du Jura
occidental. Les deux plis nord-sud qui le constituent ont été
travaillés par les eaux. Ils recèlent trente cinq cavités recensées :
grottes, couloirs, canyons, puits. Si le deuxième pli, le plus oriental
qui constitue la Chaîne de l’Avocat, a gardé un aspect régulier,
souligné par ses forets ou ses verts pâturages, proches de quelques
fermes isolées, le plus occidental à été profondément entaillé par les
ruisseaux, au point qu’il ne reste qu’un relief en table séparant une
remarquable reculée et une profonde cluse.
C’est
dans la
reculée aux hautes falaises calcaires, où coulent le Veyron et le bief
de l’Enfer que s’est installé depuis la plus haute antiquité le bourg
de Cerdon. C’est dans la cluse qu’a creusée la Morena, venue de la
Fouge, qu’ont été construits à l’époque médiévale le hameau de Préau et
le cellier de la chartreuse de Meyriat, à Epierre. En effet, auprès des
falaises se sont accumulés des éboulis, favorables à la culture de la
vigne.
Deux
belvédères permettent d’avoir une magnifique vue
sur le village et le vignoble. Le mont Carmier où on a érigé une statue
de la vierge et lui faisant face, le mont Chatel où on à disposé un
drapeau servant de girouette.
Depuis
toujours voie de
passage, Cerdon, situé au bas d’une pente raide et entouré de rochers
abrupts sur trois côtés, a servi de relais aux diligences, voitures de
poste, transports variés, pour le plus grand bénéfice des aubergistes,
cabaretiers et bien sûr des vignerons.
Malgré
la rudesse du
relief, des routes ont toujours utilisé les caractéristiques de ce
relief pour permettre le passage de la plaine à la montagne. Et Cerdon
a même construit ses maisons de chaque côté des voies qui le traversent.
L’ancienne
voie romaine qui allait de Lugdunum à Izernord, puis Genève, traverse
d’ouest en est le quartier dit « La Suisse », avant d’escalader les
rudes pentes de la Tière. La Route Royale, devenue départementale D.11,
traverse le village avant d’aborder « la Vielle Côte », d’être « la
Vieille Route », puis de disparaître à la Roche Coupée. Leur
intersection donne à Cerdon un urbanisme en Y.
L’ancienne
voie romaine de la Tière, allant de Lugdunum à Izernore, fut le seul
chemin permettant de sortir de Cerdon au nord, jusqu’à la construction
de la Route Royale n°84, dédiée par ordre du roi Louis XV en 1744,
rebaptisée « voie départementale n°11 » de Saint Rambert à Matafelon,
raide de 15% peu après la sortie du village. Commencée en 1844, une
nouvelle route, le RN 84 , passe au Pont de l’Enfer et contourne Cerdon
par l’est : en haut de la côte, sur son côté gauche, on peut admirer la
vallée, le vignoble et une échappée permet d’apercevoir les collines de
Poncin et, plus loin, la Dombes.
Longueur
de la voirie communale : 9 673 m ; longueur de la voirie rurale : 12
000 m.
Construite
au début du XXème siècle, la voie du Tramway de l’Ain, le T.A., allait
d’Ambérieu à Cerdon ; la gare était au début du village. Par la suite
fut construite la voie Cerdon – Nantua sur le côté de la RN 84, avec
jonction à la gare de Pont de Préau : il y avait un arrêt facultatif,
la halte au dessus de Cerdon. Le T.A. cessa son activité en 1955.
L’activité
principale de Cerdon est la culture de la vigne : vinification et mise
en bouteilles, commercialisation du vin (caveaux). Afin de se faire
connaître, de mieux vendre, les vignerons organisent depuis quelques
années une fête, la « Nuit des caves », qui connaît un succès
croissant. Ensuite viennent la cuivrerie, unique en France, et une
cartonnerie à Préau. Autres activités agricoles : parcs d’élevages.
Activités artisanales et commerciales : pyrogravure, tournage sur bois,
menuiserie, auberges et cafés, commerces alimentaires : un boulanger,
une épicerie. Une maison de retraite qui compte cinquante trois lits
répartis sur trois niveaux.




